Nicolazic

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          Samedi 11 Aout, 21h30, St-Anne-d’Auray, à proximité de la basilique et devant une tribune bourrée de monde en face d’un mémorial, un curé fait un show- messe, cherchant à nous faire participer à « Ferveur et Liesse » par des chansons cul-bénit qu’on serait supposé connaître par cœur.
Sauf que ma douce et moi sommes de ces hérétiques atterris là par je ne sais quel hasard de la science et qu’on est déjà plutôt surpris de ne pas avoir été localisé puis traîné au bûcher.

Du coup, pour éviter de provoquer l’alentour traditionaliste à Sweat-Shirt manif-pour-tous, on se tasse et on évite de parler histoire de ne pas être repéré à cause  du détestable manque d’humilité laïc de nos voix.

P1050866J’ai peur, ma mère aurait du me prévenir, se taper l’histoire d’Yvon Nicolazic paysan Breton avec St Anne apparue qui le pousse à construire une chapelle à sa dévotion contre l’éventuelle grossesse de sa femme à lui (pas un petit nenfant au bout de 15 ans, c’est raide), dans un Son et Lumière à Ste Anne d’Auray, ça aurait dû me faire tilter. Ben non. Même pas. Si j’ai pas de plan devant mon nez je ne peux rien fonder, la vie se trouvant parfois être une sorte de chantier de gros œuvre à ciel ouvert dont on découvrirait les plans au dernier moment.
Mais ceci dit, au long des années, il me fallut bien comprendre que la famille était ce blocus, ce fermoir, ce piège et cette sorte de coffre-fort qui, dès lors qu’elle étend son influence, vous emprisonne et vous englue, dans sa moralité, dans sa normalité, parfois même dans son humanité, évidemment, et heureusement, c’est dire l’inextricable complexité de la chose.

     On était ferré, on était piégé, le frangin, sa femme, la frangine, son mari, et donc moi et la Divine, condamnés à suivre, déjà pour Mamie (ma mère) qui à 77 ans s’était embarquée depuis des mois dans cette dinguerie (figuration), se foutant du sens du bazar dès lors qu’il y a des copines avec qui on peut se marrer (les humbles, ça vous a toujours la candeur désarmante).

Mère (regarde face caméra là bas derrière au fond) dans une infernale répèt menée tambour battant par monsieur le curé.

Mère (regarde face caméra là bas derrière au fond) dans une infernale répèt menée tambour battant par monsieur le curé.

22h15, ça s’étire. Autour de nous, des familles-pour-tous, des tee-shirt au coloris trop souvent entrevus, des sweat « Jésus t’aime », et des psaumes et des chants qui montent alors que le curé, en bas, fout l’ambiance.
On est serré, on va mourir, impossible de sourire, de dire un mot, les illuminés tout autour entament psaumes et chansons ; Apparemment ils connaissent le répertoire.

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Scène de village et public nostalgique d’antan quand c’était mieux avant

Nicolazic ?

Tout le monde s’en fout, l’important ait qu’il y ait Jésus, la mère de jésus, la cousine de jésus, Dieu le père, des recteurs, des curés, l’évêque de Vannes jouant son propre rôle mais 500 ans auparavant, un diocèse, une cathédrale, Jésus encore, Dieu le Père toujours, de la bonne Basilique des familles, la Vierge Marie, des moines, des curés, de la ferveur, de la croyance, de l’illumination, de la croyance aveugle, de la foi, du vide, une bonne sono, des lumières parfaites, une scénographie très professionnelle, une décoration qui tient la route, un récit bien huilé et 200 bénévoles prêt à tout donner pour raconter l’Histoire de ce Nicolazic-là, paysan de son état, qui un jour trouva une relique dans un champ à l’endroit indiqué par madame la sainte du canton.

Début de l’angoisse, sensation d’étouffement, un stress me gagne, m’enveloppe, me serrant le cou, m’empêchant de respirer, envie de dégobiller, ce truc sur l’estomac, l’oppression à tous les coups, l’obligation d’adorer, ils sont là, tout autour, le printemps Français, j’aurais pas cru, j’avais pas trop suivi, non plus, ma mère étant heureuse comme toujours, vous voulez faire quoi, vous ? Parler politique alors qu’à son âge elle se fend la poire, s’éclate et se tamponne du reste ?

Mémorial dédié à la culture

Mémorial dédié à la culture

J’aurais dû m’en douter, dès le début, mon frangin, version WE zen, et sa femme, nous amenant en voiture, nous entretiennent de leurs dernières vacances :

– C’est CA, la culture, Affirme mon frère supérieur évoquant les châteaux de la Loire qu’il a visité récemment.

Même si je tique, je ne contredis pas, je m’en fous, je regarde le paysage défiler par la fenêtre arrière de sa bagnole dernier cri. Mais un truc lancinant me remonte à la surface de la raison, et dans le cadre dans lequel on s’est volontairement enseveli c’est pas superflu du tout :
Quoi cette définition à deux balles de la culture ?
Les vieux châteaux ou Marc Lavoine ? Le vieux monde ou un monde vieux ? Et la vie, alors, palpitante, actuelle, créatrice, on l’oublie, on l’évacue discrétos, on la dégage, on fait comme si elle n’existait pas parce qu’on ne la connait pas, comme toujours ?

Laisse tomber, tu cherches encore la petite bête, t’as dû mal comprendre et de toute façon t’es toujours de mauvaise composition, comme type, à tiquer sur tout, à voir le mal partout. J’aurais dû me douter, je disais, lorsque j’ai vu mon frangin écraser sa clope plus que respectueusement dans un coin derrière la billetterie en plein air à côté de la basilique Notre dame de Ste Anne d’Auray, j’aurais dû comprendre qu’on pouvait s’en foutre mais être aussi dix mille fois plus respectueux qu’on ne nous le demandait, par la force des choses, par le poids de l’inertie, dans ce que les meubles et les immeubles vous font subir en silence, constructions, poids du passé, croyances, et cette manière pincée qu’ont les autres de vous faire fermer votre gueule en vous dévisageant de bas en haut, et de haut en bas, ou parce que vous n’auriez pas enlevé votre chapeau, ou parce que touriste, vous serriez en tongs, peinard, rien à foutre.

Alors vous écrasez votre clope pareil, faut pas contrarier, et vous vous agglutinez car vous sentez le manque de billets, la fermeture imminente de l’entrée, puis vous voyez devant vous la famille pour tous et Marie- Constance (véridique) qui n’a pas fermé son gilet comme on lui avait indiqué de le faire ; pas de problème, vous êtes habitués à tant de choses, mais le cliché grandeur nature plus réel que le réel vous fait quand même glousser en sourdine. M’zelle divine n’a rien loupé, elle non plus, d’ailleurs vous n’êtes plus que le recours l’un de l’autre tellement c’est gros, tellement vous êtes complices, au milieu de ce monde étrange et étranger. Elle vous fait tout à coup de ces gros yeux dans lesquels vous devinez tant de choses :

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La ville (et normalement ma mère dedans), vue des tribunes

« Dis moi que c’est pas vrai, que je rêve, on est dedans, bien dedans, au milieu de la bergerie, manque plus que le loup, le renard et la belette, la vache, l’âne et le bâton de Berger, on y est bordel au beau milieu de la crèche, tassé auprès des pénitents qui là, malgré la dictature socialiste, arrivent encore à faire entendre les psaumes de l’intelligence collective en marche. »

Et puis les lumières se sont éteintes, puis se sont rallumées. En face, au bout d’un long Parvis, un mémorial balèze (photo plus haut et en plein jour) sensé représenté les instances religieuses supérieures pleine d’intelligence, de ferveur et de sagesse, le Vatican, en gros, avec son pape et ses suiveurs. Qualité de mise en scène par la société machin aidée par l’évêché de Vannes et la congrégation des sœurs adossée à l’abbé Trucmuche, scénariste (véridique) qui « a donné un regard magistral à l’Histoire d’Yvon Nicolazic (pas un footeux serbe, je le rappelle), ce paysan geignant constamment du fait qu’il était infoutu, et depuis toujours, d’engrosser Hortense.

Ma mère, dans sa scène avec le meunier (Hollywood reporter : "Une actrice est née" Los Angeles Time "Et c'est alors qu'une étoile a surgi")

Ma mère, dans sa scène avec le meunier
(Hollywood reporter : « Une actrice est née » – San Francisco Chronicle : « Et c’est alors qu’une étoile a surgi »)

Bref, le paysage, même s’il me répugne de part ce qu’il représente, ça a quand même de la gueule. Déjà la perspective, et les pelouses tondues nickel.

Puis, par un subtil jeu de lumière greffé sur le boulot des artisans qui te me bricolèrent des petites masures en contreplaquées peintes pour donner l’illusion de l’ancien, à gauche, la petite ville où déambulent les CITADINS (dont ma mère et son panier) mené par un recteur dit « rétrograde » (il ne voulait pas de chapelle, l’affreux) et à droite un village et quelques fermes, sensées représentés tous ces ploucs ignares dont le larmoyant Nicolazic constamment suivi par la laborieuse Guenièvre.

Joli tableau je dois dire. Évocateur, bien fait, joliment torché. Voilà, moi et ma Divine n’attendions plus que la résurrection pour en mouiller nos dessous. Puis le récit, comme je le disais, avec ce subtil jeu de lumière passant de la ville au village et du village à la ville, éteignant les deux pour mieux faire ressortir le susnommé Vatican, en face, parfois, dans un déroulé du fil du récit.

Yvon Nicolazic gémit et larmoie.

Yvon Nicolazic chouine vis-à-vis du ciel (comme d’habitude)

1ère scène : Lumière chez les ploucs  (à droite)/
Nicolazic n’en branle pas une. Plutôt que faucher les blés, il emmerde tout le monde à pleurnicher comme ça sur le fait qu’il n’aura pas de mômes, que tout est foutu et qui y en a marre.

2ème scène
 : Pareil, toujours chez les gueux /
Gisèle, pas mieux, le rejoint, même s’il est bien connu que Nicolazic a un appendice minuscule ça change rien au fait que d’une, il puisse tout de même labourer malgré une improbable fertilisation du terreau, à moins que la Marie fut en définitive trop aride pour le bourricot. Mais, comme c’est de famille de geindre, elle couine, parce qu’elle y croit encore moins (15 ans quand même qu’ils labourent, en temps normal, ça aurait déjà dû donner des fruits, merde)

Scène 3 : Chez les paysans encore /
Nicolazic fait chier tout le monde qu’est fatigué le soir avec ces histoires. Il part geindre tout seul dans la nuit. Il pleurniche, se lamente, larmoie, et comme il fait un paquet de bruit et qu’on est dans un scénar écrit par Monseigneur Mes Burnes, sainte quelque chose lui apparait et s’avance. Alors il croit qu’il a prit du peyotl, mais non, même pas.

Scène 4
 :  Au milieu, dans le no mans land de la lumière sur une allée centrale sensée représenter une sorte d’ailleurs/
Des intermèdes à base de curés, d’évêques, puis du pape là-bas au fond, au Vatican, histoire de faire un effet et de relancer le suspense. Deux trois petites scènes citadines (à gauche, histoire de meubler, d’intercaler et de donner une sorte de rythme à l’ensemble)

Scène 5 : Retour à Ste Anne, (plus ou moins errante au milieu, là) car c’est elle, qui chouine pour avoir sa chapelle, parce que personne n’a été foutu de lui en monter une ce qu’elle trouve lamentable. Nicolazic est une couille molle (éclairage du plouc projo droite) et ne se voit pas trop se lancer sans un rond dans le bâtiment à l’âge qu’il a. Alors il chouine et dit qu’il peut pas, que c’est dur, qu’il est pas si costaud, et qu’il n’arrivera jamais parce qu’il est même pas foutu de tenir correctement un marteau et qu’en plus il est pauvre.

Scène 6 : (toujours au milieu) Ste Anne fait la tronche, et le traite de merdeux. Elle l’accable et se fout de sa gueule, elle lui dit qu’après tout, s’il est vraisemblablement cette larve qu’elle contemple, il doit sans doute avoir raison sur son incapacité crasse. Ricanement sur un pseudo manque de virilité qui expliquerait le fait qu’il soit à tout jamais incapable d’engrosser madame.
Du coup ça le réveille, et il est tout à coup remonté. « On ne lâche RIEEEEN Qu’il dit et répète tout en tournant en rond jusqu’à empêcher ses camarades de faire leurs moissons « ON NE LACHE RIEEEEN ».

Scène 7 / Du village des ploucs à la Ville / Subtil changement de lumière (de Droite à Gauche)/
Nicolazic est remonté. Il prévient tout le monde et s’en va quérir le recteur au village (Oh, mais c’est ma mère, là, qui fait le tour et baguenaude dans les parages avec son panier. Mamie, tu joue comme un manche, t’y crois pas, tu t’amuses avec tes copines, ça se voit et tu vas ruiner la légende familiale, c’est honteux, lamentable, fait chier !)

Bon, tout ceci entrecoupé de scènes avec Évêchés, curés, moines, Vatican, Jean-Paul Deux, et un bazar qui fait que Nicolazic, avec un pote et grâce à des pièces d’or apparues miraculeusement sur le meuble télé finira par construire sa chapelle contre vents et marrée et évêché et recteur réactionnaire en face, après un miracle de St-Anne, qui sentait bien qu’il faiblissait et qu’il avait besoin d’un coup de main, le mou du bulbe.

Le miracle : Il creusera à un endroit qu’elle lui aura désigné dans un champs (Projo chez les ploucs) et devant tous les regards ébahis sortira une relique de St Anne/ là-dessus viendra se greffer la chapelle parce que du coup tous les lèches cul et autre ânes bâtés
se mettront à en faire des tonnes.
Zou, premiers miracles, puis d’autres suivront, parce qu’il faut bien meubler et faire avancer l’histoire en montrant que la sainte est à la hauteur et qu’elle est vraie, dans l’histoire, et que c’est même l’Histoire, avec un grand H, qui est vraie, car le scénariste est au top de sa forme et comme c’est marqué sur le dépliant « Spectacle HISTORIQUE » ça serait con de pas s’en servir pour bourrer le mou des humbles éparpillés partout dans les tribunes, puis enfin, alors que les scènes s’étirent en longueur et qu’on n’y comprend plus rien, généralement parce qu’on s’en fout, vie puis mort de Nicolazic, après avoir engrossé 4 fois Marie-Thérèse (la récompense de St-Anne pour la Chapelle/ ben oui).

M’en demandez pas plus, genre est-ce que ça serait la signification de l’édification de St-Anne d’Auray et du fait que ce soit notamment un des plus gros centre œcuménique de Bretagne (elle-même traditionnellement attachée au catholicisme généralement pas casse-couille pour autant mais on sait jamais avec tous ces allumés partout en ce moment), et que même Jean-Paul 2 y a foutu ses sandales, mais disons-le tout net, d’une, c’est pas mon truc, deux, je m’en bats la nouille puisque ce type, pour moi, ne représente rien de plus qu’un type qui aurait su se placer.

Malgré ma mère, ça représentait donc ce dont j’avais toujours eu en horreur : Un méchant endoctrinement sous couvert d’une fable innocente. Un bourrage de crâne sous couvert de fabulation estivale ; Un truc qui se dit spectacle « historique » sous couvert d’une hallucination grandeur nature qu’on souhaiterait pérenniser dans la tête des humbles et d’un maximum d’autres.

Comme on voulait une soirée dansante, à la fin, on a quand même eu droit à la rediff du discours en Français de Jean-Paul 2 sur la canonisation du Nicolazic (joué par un vieux sur le mémorial où cette ruine fit sous lui à la grande époque où il ne mâchait déjà plus que son dentier).

Sortant, j’étais groggy, perturbé, anéanti, le cerveau vide en zigzagant sur le parvis devant la basilique. Vide comme un cerveau ne se le serait jamais après la vision d’une pièce de théâtre, d’un film,  ou la lecture d’un bouquin, chose qui généralement élève et fait se poser des questions. Il n’y avait rien à dire, sinon que la lumière était sympa et qu’on avait réussi à prendre des photos de mamie. Tout était mensonge et apprentissage du mensonge. Tout était factice mais fait pour y croire et enlevait à la raison et à la réflexion toute possibilité de creuser, d’analyser, de comprendre. Il n’y avait rien à comprendre, car il n’y avait qu’à croire, et rien d’autre.
La seule chose qui me hantait, parce que plus personne ne bronchait dans cette pesante prudence qu’à la famille vis-à-vis des normes alentours, c’était cette affirmation, mi-légère, qui me servit d’exutoire et que personne n’eut l’air d’entendre : Les enculés, ils ont eu ma mère !

P1050867Le truc c’est que sur l’instant il m’aurait fallu comprendre, on allait pas en rester là, il devait y avoir une signification cachée, un sens, une logique, un fondement à tout ça.
C’est en arrivant à la voiture que j’ai cru déceler qu’elle serait la teneur de ce chemin que désormais il nous faudrait arpenter. Comme le petit poucet dans le forêt, pour le trouver, il allait juste nous falloir suivre les petits cailloux et remonter jusqu’à la source de la foi, vers là où on avait bien dû la perdre, la raison, hein, sinon c’était pas possible.

La photo d’un type, une adresse et des dates, sur une pub coincée derrière l’essuie glace avant de la bagnole du frangin, un signe, et même très certainement des pièces à conviction sur l’éventuel protagoniste à l’origine du grand merdier.
Suivre la piste et lui dégommer la gueule.

La Divine et son Andropov

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5 Réponses

  1. Le 11 août était un dimanche.

    La prochaine fois que tu vas à Saint Anne d’Auray quand je suis à 15 km, tu me dis…

    1. Ah merde. On a fait l’allez retour lsamedi soir, dimanche début d’aprem, arrivé le soir à Carnac, embarqué ds la caisse du frangin, reparti fissa le lendemain jute après manger. Grosse famille avec neuveux le dimanche puis tracé l’après midi à Rennes pour rejoindre autre famille (Karine), ça n’a pas traîné. Plus de temps, j’aurais choppé ton numéro et on serait parti te voir à Baden évidemment, tiens. promis dans quelques jours, t’ai laissé mon number par facebook mais je vais le mettre plutôt mail.
      On se boutique ça.Je sais qu’on a une bouffe (ici à Rennes) le soir du 23 chez une copine , après…

      1. Je suis à Baden à partir de samedi ou dimanche, en principe, pour une semaine.

  2. […] n’avais pas apporté ma pierre à l’édifice Santa Annale  là . Mike a déjà tout raconté sauf : Que Nicolazic était à chier. Que Guillemette était à chier. […]

  3. […] Je n’avais pas apporté ma pierre à l’édifice Santa Annale  là . […]

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